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LE PARTAGE DU SAVOIR FAIRE CANADIEN EN TÉLÉCOMMUNICATIONS AVEC LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT OU AYANT UNE ÉCONOMIE ÉMERGENTE

 

Introduction

Il est universellement reconnu que les télécommunications s’avèrent d’une grande importance pour le développement socio-économique et politique dans le monde. L’amélioration des télécommunications contribue non seulement à renforcer l’économie d’un pays mais aussi à réduire son isolement et à améliorer ses programmes sociaux.

L’industrie canadienne des télécommunications a donné aux Canadiens un des réseaux les plus perfectionnés au monde. La presque totalité des foyers canadiens bénéficient du service téléphonique et les sondages révèlent immanquablement que le public est très satisfait de la qualité de ce service.

La Commission Maitland sous l’égide des Nations Unies publiait en 1984 un rapport intitulé «Le Chaînon manquant», rapport dans lequel elle soulignait l’écart considérable entre les services de télécommunications des pays industrialisés et ceux des pays en développement.

Ce rapport précisait que : «La pénurie de personnel qualifié constitue l’une des causes majeures des lacunes en télécommunications dans les pays en développement… La plupart des gros fabricants assurent une formation pour l’utilisation et la maintenance de l’équipement qu’ils fournissent. Un fossé subsiste cependant entre les besoins et les possibilités de formation en matière de télécommunications dans les pays en développement».

Le rapport suggère dans le même sens que « les pays industrialisés organisent des séminaires pour améliorer les qualifications des experts des pays en développement ».

Le besoin de former les cadres exécutifs

Plusieurs études ont démontré que la gestion de la qualité - et non la disponibilité de capitaux ou de technologies, ni même l’automatisation - constituait le facteur le plus important qui permettait de repérer la meilleure compagnie au sein de n’importe quelle industrie.

Le secteur des télécommunications traverse actuellement une période de changements sans précédent. La privatisation, la déréglementation, la concurrence et les impératifs économiques mondiaux accentuent l’importance de la gestion de la qualité pour le succès d’une entreprise. La technologie est devenue une commodité et le savoir-faire en matière de gestion a remplacé les bien-fonds et les capitaux en tant que ressource stratégique au sein des organisations dynamiques.

La transition à la gestion de la qualité doit commencer à la tête d’une organisation si l’on veut réussir à créer une «entreprise axée sur l’apprentissage», laquelle pourra composer avec un monde de plus en plus complexe, dynamique et interdépendant.

Création de l’Institut

Fidèle à la tradition canadienne de coopération internationale et désireuse de partager son savoir-faire, l’industrie des télécommunications du Canada décidait d’intervenir en 1986, de concert avec le gouvernement fédéral, en jouant un rôle actif dans un domaine qui profiterait aux organismes de télécommunications des pays nouvellement industrialisés ou en développement. Le perfectionnement des ressources humaines étant à la base de tout développement durable et ce, quel que soit le secteur, il fut décidé de s’adresser à un besoin souvent négligé, celui de la formation des cadres supérieurs.

L’INSTITUT DES CADRES SUPÉRIEURS EN GESTION DES TÉLÉCOMMUNICATIONS DU CANADA (TEMIC) fut donc mis sur pied en tant que société sans but lucratif avec le mandat d’accroître la capacité des pays en développement à bâtir leur futur. L’Institut, localisé à Montréal (Canada), organise des séminaires de formation dans divers endroits au Canada et à l’étranger, afin de permettre aux participants d’acquérir, directement de ses sociétés-membres, des connaissances sur les techniques de gestion ainsi que sur les technologies les plus récentes au Canada dans le domaine des télécommunications.

Les membres fondateurs de l’Institut sont le GOUVERNEMENT DU CANADATÉLÉGLOBE CANADA, BELL CANADA INTERNATIONAL, NORTHERN TÉLÉCOM (NORTEL), TÉLÉCOM CANADA et TÉLÉSAT CANADA. L’Institut compte actuellement sur l’appui d’organisations associées à l’industrie canadienne des télécommunications. Du côté gouvernemental, l’appui est principalement fourni par l’Agence canadienne de développement international (ACDI)Industrie Canada (IC) et le Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI).

Les séminaires de l’Institut

Les sociétés membres fournissent des conférenciers experts pour les différents modules de chacun des séminaires. Cette approche permet d’offrir plusieurs points de vue sur une même question.

Les techniques de formation comprennent des exposés magistraux, des études de cas, des démonstrations ainsi que des visites d’entreprises. Le transfert des connaissances et du savoir-faire s’effectue beaucoup par le biais de la participation active des invités durant un séminaire. Selon des sondages effectués dans le passé, les participants apprécient beaucoup l’étendue des connaissances transmises lors des séminaires ainsi que la possibilité qu’ils ont d’échanger entre eux et avec les cadres des compagnies canadiennes, des secteurs public et privé. En général, les diplômés de l’Institut ont trouvé que les séminaires avaient contribué à accroître leurs connaissances en télécommunication et presque tous ont déclaré qu’ils avaient été en mesure de mettre en application les connaissances acquises.

Les participants 

La participation aux séminaires de TEMIC se fait sur invitation de l’Institut, lequel paye en général les frais de séjour des participants.  

À ce jour, plus de 1950 directeurs et cadres supérieurs venant de 142 pays et territoires en développement ou nouvellement industrialisés, avaient participé à l’un ou l’autre des séminaires offerts par TEMIC depuis sa création. Voir la rubrique Participants pour connaître le nombre de participants selon leur région d’origine.

La sélection des participants est basée sur les conditions préétablies pour chacun des séminaires offerts ou selon l’intérêt manifesté pour une région particulière par les sociétés-membres, le tout en conformité avec les politiques canadiennes en matière d’affaires étrangères.

Conclusion

À la demande du gouvernement canadien, une firme indépendante entreprenait, il y a quelque temps, une évaluation de TEMIC et de ses opérations. Les résultats de cette évaluation indiquaient que, de l’avis de ses sociétés-membres et des participants à ses séminaires, l’Institut remplissait avec grand succès sa double mission de transfert de connaissances pratiques aux participants et de sensibilisation au potentiel canadien.

De cette étude, il ressort clairement que les instituts de formation en télécommunications, tels que TEMIC, sont en mesure de jouer un rôle positif dans l’aide apportée aux pays en développement en vue d’améliorer la gestion de leurs télécommunications et, par le fait même, de collaborer à forger le ‘’chaînon manquant’’. TEMIC a décidé d’investir dans l’efficience des personnes.

L’Institut est membre du Bureau de développement des télécommunications de l’Union internationale des télécommunications (UIT/BDT) qui est basée à Genève, Suisse.